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English

"J’ai essayé de montrer comment cette espèce de « vrille » entre la théorie musicale, une partie donc de la musique, et la théorie des mathématiques s’enroulent l’une sur l’autre."
Iannis Xenakis, 1976.

Presentation

chdh est une performance hybride live, proposant une symbiose entre le son et l’image. Entre le minimalisme et l’industriel, chdh crée un univers unique, froid mais organique.

Grâce à l’utilisation d’algorithmes mathématiques et de modélisations physiques, chdh apporte une nouvelle vision de l’utilisation d’outils informatiques dans la création musicale. L’utilisation d’objets audiovisuels, ayant une composante sonore et une composante vidéo pilotées par les mêmes paramètres de contrôle autorise une gestion efficace des relations entre les deux médiums.

Ce projet évoque un monde virtuel, constitué de créatures abstraites plus ou moins autonomes. L’esthétique de la vidéo et du son est minimaliste : sinus, diracs et bruits interagissent avec des cubes, des sphères et d’autres formes primitives en 3D dans un environnement visuel noir et blanc.

Le rôle de chdh en concert est de jouer avec le mouvement de ces objets, afin de les faire vivre et réagir. Deux musiciens manipulent les instruments en utilisant une couche abstraite, representation informatique de l’objet audiovisuel. Chaque algorithme crée alors des données utilisées pour la synthèse de la vidéo et le la synthèse du son, créant une forte cohésion dans la performance.

Le mouvement comme forme d’expression

Le lien entre le son et l’image est un terrain de recherche et d’expérimentation au travers duquel les artistes explorent les possibilités offertes par les relations entre ces médias. En jouant sur la complexité et la précision de leurs rapports, « Leur combinaison produit quelque chose d’entièrement spécifique et nouveau, analogue à un accord ou un intervalle en musique »

chdh pense que la musique n’a pas de sens dans l’immobilité. Son seul moyen d’existence est l’association à la temporalité par l’évolution. Le mouvement est la source créatrice, même dans sa fixité. À l’identique pour la démarche audiovisuelle : une matière inerte ne dégage pas d’énergie. Ses mouvements, ses déplacements ou ses déformations lui donnent vie, la rendent sensible, communicante.

La structure du mouvement est plus importante que la matière. Elle surdétermine la forme. Les mouvements ont une identité, de la même façon qu’une forme ou qu’un son puisse être reconnus, un comportement est compris et évoque une réalité faisant appel à l’expérience kinesthésique de tous.

Dans cette optique, le travail par modélisation physique permet une relation naturelle et instinctive entre l’instrumentiste et les objets virtuels qu’il pilote. Chaque instrument possède une cohérence énergétique et structurelle qui fait appel à nos expériences perceptives pour nous projeter dans sa réalité.

Réalisation

chdh travaille pour le moment dans le domaine de la performance. Après le développement des objets, le projet se concrétise lors d’événements durant lesquels les deux musiciens insufflent la vie à ces créatures. Ces objets audiovisuels ne parlent pas sans intervention, Les membres de chdh jouent, trafiquent et s’expriment sur leurs paramètres d’entrées pour créer une musique.

Les différents instruments sont utilisés dans un premier temps selon une structure solo / accompagnement, qui permet au public de découvrir les liens intrinsèques entre l’image et le son. Ensuite, les musiciens improvisent une polyrythmie en jouant sur l’espace visuel et sonore accordé à chaque instrument.

Le projet chdh est basé sur deux ordinateurs portables reliés par une liaison ethernet sur laquelle transitent les informations de contrôle généré par les musiciens. Afin de permettre la représentation de mouvement rapide et complexe, l’image générée est précise et rapide. L’environnement utilisé est le logiciel Pure Data, qui est la source principale d’inspiration et d’exploration.

Tous les logiciels employés et les développements réalisés par chdh ont une licence permettant la libre utilisation et distribution.

Due entre "ondoiement" et "replis".
L’instrument « cylindre » crée unenappe mouvante pendant que « dragon » déchire l’espace.
Drones mélodiques lents par l’instrument "clock".